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Pharmacie et cosmétiques : se conformer au Règlement UE 2026/78 sans erreurs

Pharmacie et cosmétiques : se conformer au Règlement UE 2026/78 sans erreurs

Le règlement de l’UE est clair : à partir du 1er mai, une mise à jour réglementaire entrera en vigueur pour les pharmacies, nécessitant un contrôle de l’assortiment et du stock. Ne pas en être informé ou commettre des erreurs dans ce domaine peut s’avérer vraiment préjudiciable.

Le Règlement UE 2026/78 a été officiellement adopté le 12 janvier 2026 par la Commission européenne et est venu modifier le Règlement CE n° 1223/2009. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de la réglementation de base sur les cosmétiques. Le règlement introduit cette année modifie en fait le cadre des produits cosmétiques, dans le but d’intervenir sur certaines substances classées comme CMR, c’est-à-dire des substances considérées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques.

Un effort organisationnel qui ne tolère pas d’erreurs

La situation est donc à la fois compliquée et délicate, surtout pour ceux qui travaillent avec la cosmétologie et pour ceux qui opèrent chaque jour entre étagères, commandes et références, car aucune période de transition n’est prévue. Aucune tolérance n’est accordée dans ce cas et à partir du 1er mai, les produits non conformes ne pourront plus être commercialisés ni détenus à des fins professionnelles.

Pharmacies, cosmétologues et entreprises de production sont donc non seulement appelés à connaître le nouveau règlement, mais aussi à vérifier les produits, demander des documents aux fournisseurs et s’organiser à l’avance, afin d’éviter d’arriver à la date limite avec des doutes, des stocks bloqués ou des procédures internes mal définies. Voyons donc ce que prévoit le nouveau règlement européen et comment s’y préparer.

Nouveau règlement sur les cosmétiques : ce qui change vraiment

Le Règlement UE 2026/78 s’inscrit dans le système européen de sécurité cosmétique et met à jour le Règlement (CE) n° 1223/2009. Il s’agit donc d’une mise à jour de la norme de référence pour les cosmétiques dans l’Union européenne. Un changement de cap qui n’est pas aussi radical qu’il y paraît, mais qui vient déséquilibrer les routines.

Son impact concret concerne la présence dans les cosmétiques de substances CMR classées selon le Règlement CLP, c’est-à-dire le règlement européen sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances. En d’autres termes, pour les pharmacies, cela signifie devoir vérifier immédiatement si leur assortiment contient des produits potentiellement concernés par la mise à jour.

Ce n’est donc pas un sujet abstrait ou réservé aux producteurs. Ceux qui vendent, distribuent ou utilisent professionnellement des cosmétiques doivent savoir si les références en stock sont encore conformes à la date du 1er mai 2026.

Substances CMR cosmétiques 2026 : quels ingrédients doivent être contrôlés

Les substances centrales de cette mise à jour spécifique sont :

Argent CI 77820
Hexyl Salicylate
o-Phénylphénol.

Un cadre qui devient maintenant plus clair et qui ne laisse pas beaucoup de place au doute. Ce sont ces substances qu’il faut vérifier ; les secteurs les plus sensibles pour les pharmacies semblent être en particulier certains vernis à ongles ou produits à effets métallisés, les gammes parfumées et les cosmétiques utilisant des conservateurs spécifiques ou des substances odorantes.

Que signifie cela ? Ce n’est pas que chaque produit appartenant à ces catégories soit automatiquement non conforme, mais ce sont les premiers à soumettre à vérification. Un bon moyen de concentrer les efforts et de ne pas les disperser sur une période aussi courte.

Produits cosmétiques non conformes : que faire entre stock, fournisseurs et retours

À partir du 1er mai 2026, les produits non conformes ne pourront plus être vendus ni détenus à des fins professionnelles, comme nous l’avons déjà dit. Cependant, les modalités de retour ou d’élimination ne sont pas directement régies par le règlement et dépendent des relations contractuelles avec les fournisseurs. Cela peut certainement représenter un point faible de la réglementation, où pharmacies et personnel concerné peuvent se sentir laissés seuls, mais avec un peu de prudence et quelques ajustements faits à temps, il est possible d’arriver à la date limite sans mauvaises surprises.

La gestion des produits non conformes doit être abordée bien avant la date limite et selon un calendrier pratique que nous vous suggérons :

Identifier les références à risque est la première étape de vérification ;
Demander la confirmation de conformité est ensuite la deuxième étape ;
Définir avec le fournisseur d’éventuels retours, remplacements ou autres modalités de gestion est enfin l’étape finale et déterminante.

Il peut être conseillé de séparer déjà en interne les produits à risque de ceux exposés au public afin d’éviter des sanctions ou des violations involontaires de la réglementation. En effet, un autre aspect à ne pas négliger de la réglementation récemment adoptée concerne les contrôles.

Les contrôles de conformité

Les communications sectorielles sont toutes claires et attirent l’attention sur le fait que la présence en rayon ou l’utilisation de produits considérés comme non conformes peut exposer toute activité à des vérifications par les autorités compétentes, avec des sanctions administratives pouvant être très lourdes.

La conformité des produits ne devient donc pas seulement une question documentaire ou de santé, mais aussi une partie de la bonne gestion du rayon cosmétique et un moyen d’éviter sanctions et contrôles.

Agir à temps ne sert donc pas seulement à se mettre en règle, mais aussi à mieux travailler et avec plus de clarté, réduisant les marges d’erreur. Dans un secteur comme celui des cosmétiques, les mises à jour réglementaires se développent grâce à des parcours scientifiques et des progrès réglementaires ; rester informé signifie donc utiliser sa professionnalité au service de la cosmétique, ce qui est une partie essentielle à ne jamais oublier.

Pour ceux qui travaillent en pharmacie, le message est simple : agir maintenant signifie avoir le temps de vérifier, demander des confirmations, réorganiser les stocks et aborder la date limite avec ordre.

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