«Ho la forfora»: come impostare il consiglio al banco in quattro casi
Dermocosmétiques en pharmacie

«J’ai des pellicules»: comment formuler le conseil au comptoir dans quatre cas

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

6 min de lecture

« J’ai des pellicules, vous avez un shampooing ? » C’est l’une des demandes les plus fréquentes au comptoir en automne et en hiver, et l’une des plus faciles à mal traiter. Derrière ce même mot, le client recouvre au moins quatre situations différentes, et pour l’une d’elles, le shampooing antipelliculaire aggrave les choses.

En résumé

  • Deux questions suffisent pour s’orienter : à quoi ressemblent les squames et dans quel état est le cuir chevelu.
  • Les pellicules sèches et les pellicules grasses réagissent à des shampooings contenant des actifs différents. Un cuir chevelu déshydraté ne réagit pas au shampooing antipelliculaire.
  • La formule compte : l’association d’actifs et des concentrations adaptées font la différence avec les produits de grande distribution.
  • Rougeurs marquées, plaques, lésions sur le visage ou absence de réponse après quatre à six semaines : orientation vers un médecin.

Image de couverture générée avec l’aide de l’intelligence artificielle.

[INDICE:h2]

Les deux questions qui orientent

Avant de proposer un produit, nous demandons au client de décrire, ou si possible de montrer, deux choses :

  1. La squame : est-elle petite et blanche, tombant sur les épaules, ou grande, jaunâtre et collée aux cheveux ? Ou s’agit-il d’une desquamation très fine, presque semblable à de la poudre ?
  2. Le cuir chevelu : est-il sec et terne, avec une sensation de tiraillement après le shampooing, ou gras et brillant ? Y a-t-il des rougeurs ? Y a-t-il des démangeaisons, et dans quelle mesure ?

Nous ajoutons deux questions de contexte : depuis combien de temps et ce qui a déjà été essayé. Une personne qui utilise un shampooing antipelliculaire depuis des mois sans résultat, ou qui l’utilise de temps en temps et le rince immédiatement, nous donne déjà une information utile.

Cas 1 : pellicules sèches

Aspect : petites squames blanches ou grisâtres qui tombent sur les épaules. Cuir chevelu terne, démangeaisons absentes ou légères. Elle est plus fréquente chez les femmes.

Ce que nous proposons : un shampooing associant un actif contre Malassezia (piroctone olamine, climbazole), un agent kératolytique (acide salicylique, urée) et des substances hydratantes comme la glycérine et le panthénol. Dans les formes tenaces, un produit contenant du disulfure de sélénium.

Cas 2 : pellicules grasses

Aspect : squames plus grandes, jaunâtres, qui ne tombent pas mais restent collées aux cheveux et au cuir chevelu. Cuir chevelu gras, parfois légèrement rouge, démangeaisons plus fréquentes. Elle est typique chez les hommes et les adolescents.

Ce que nous proposons : un shampooing contenant un actif contre Malassezia, un agent kératolytique et un régulateur du sébum (zinc, soufre et dérivés, huile de schiste), ainsi qu’un apaisant comme le bisabolol. En cas de démangeaisons importantes, une lotion à laisser agir après le lavage. Nous déconseillons les shampooings 2-en-1 et les produits coiffants gras à la racine.

Si le client décrit des cheveux qui semblent toujours mouillés plutôt que gras, il peut s’agir de transpiration et non de sébum. Une feuille de papier fin pressée contre le cuir chevelu aide à faire la différence : la tache de transpiration sèche en quelques minutes, tandis que celle de sébum reste brillante.

Cas 3 : cuir chevelu déshydraté

Aspect : desquamation très fine, cuir chevelu qui tiraille et démange après le shampooing, aggravation avec le froid, le chauffage, les lavages fréquents, les colorations et les décolorations répétées. Souvent, le client a déjà essayé un shampooing antipelliculaire et nous dit que la situation s’est aggravée.

Ce que nous proposons : aucun antipelliculaire. Un shampooing doux, sans sulfates agressifs, en un seul lavage, ainsi qu’un après-shampooing ou un masque appliqué également sur le cuir chevelu, contenant des actifs hydratants, nourrissants et apaisants : glycérine, urée à faible concentration, panthénol, céramides, huiles végétales, bisabolol. Nous conseillons d’espacer les lavages et de tenir le sèche-cheveux éloigné de la peau.

C’est le cas qui distingue le conseil professionnel de celui proposé en rayon. Proposer un antipelliculaire à un cuir chevelu déshydraté revient à ajouter un produit qui l’assèche encore davantage et à perdre la confiance du client.

Cas 4 : quand il ne s’agit pas de pellicules

Nous orientons vers le médecin ou le dermatologue lorsque :

  • le cuir chevelu est nettement rouge, brûle ou les démangeaisons perturbent le sommeil ;
  • des squames apparaissent également sur les sourcils, sur les côtés du nez ou derrière les oreilles : il peut s’agir d’une dermatite séborrhéique ;
  • des plaques épaisses, argentées, aux bords nets apparaissent et peuvent dépasser la ligne d’implantation des cheveux : cela peut évoquer un psoriasis ;
  • des croûtes, un suintement, des douleurs ou une chute de cheveux par plaques apparaissent ;
  • après quatre à six semaines d’utilisation correcte du shampooing adapté, aucune amélioration n’est constatée.

Le produit cosmétique peut accompagner la prise en charge de ces problèmes, mais le diagnostic et l’éventuel traitement relèvent du médecin.

Formules et concentrations : que regardons-nous ?

L’efficacité d’un produit antipelliculaire dépend largement de l’association d’actifs aux fonctions différentes et de leur concentration. Quelques repères utiles au comptoir :

Actif Référence réglementaire UE
Piroctone olamine Jusqu’à 1 % dans les produits à rincer, 0,5 % dans les autres. Il est plus efficace dans la partie supérieure de cette fourchette.
Climbazole Comme antipelliculaire, jusqu’à 2 % dans les shampooings à rincer (règlement UE 2019/698).
Disulfure de sélénium Jusqu’à 1 % dans les shampooings antipelliculaires, avec des avertissements sur l’étiquette.
Acide salicylique Jusqu’à 3 % dans les produits capillaires à rincer.
Pyrithione de zinc Interdit dans les cosmétiques depuis le 1er mars 2022 (règlement UE 2021/1902). Il est utile de vérifier qu’il ne reste pas de produits en rayon.

En dermocosmétique, par rapport à la grande distribution, l’avantage réside précisément ici : des formules associant plusieurs actifs à des concentrations adaptées, ainsi qu’un conseil permettant de les associer au problème approprié.

Comment expliquer l’utilisation

De nombreux échecs sont dus à l’utilisation, et non au produit. Trois indications à toujours donner :

  • temps de pose de deux à trois minutes sur le cuir chevelu avant le rinçage ;
  • régularité : au début, à chaque lavage, puis en alternance avec un shampooing doux lorsque la situation est sous contrôle, sans arrêter brusquement ;
  • lorsque nécessaire, shampooing et lotion ensemble : la lotion reste plus longtemps en contact avec le cuir chevelu et complète l’action du shampooing. À celles qui craignent que la lotion ne graisse les cheveux, on peut suggérer de l’appliquer la veille au soir du lavage.

Un dernier avertissement pour les clientes aux cheveux colorés : les actifs à base de soufre peuvent éclaircir la couleur.

Questions fréquentes

Au bout de combien de temps le client doit-il constater un résultat ?

Avec le shampooing adapté et utilisé correctement, généralement en deux à quatre semaines. Au-delà de quatre à six semaines sans amélioration, la situation doit être réévaluée par le médecin.

Peut-on proposer le même shampooing à toute la famille ?

Non. Les pellicules ne sont pas contagieuses et les cuirs chevelus ne sont pas tous identiques. Pour les jeunes enfants présentant des squames sur le cuir chevelu, le pédiatre reste la référence.

Comment gérer les pellicules qui reviennent chaque hiver ?

Avec un entretien : le shampooing antipelliculaire une fois par semaine, en alternance avec un shampooing doux, à intensifier dès les premiers signes. L’expliquer au client évite qu’il le considère comme un produit qui « ne fonctionne plus ».

Le canal

Les pellicules sont un problème pour lequel le client vient au comptoir sans ordonnance et qu’il a souvent déjà essayé de traiter seul au supermarché. Distinguer les quatre cas est le moyen le plus simple de démontrer la valeur du conseil en pharmacie et parapharmacie.

Pour les consommateurs, nous avons rédigé un guide dédié : pellicules sèches ou grasses, comment les reconnaître et que choisir.

Les sources de cet article

  1. Règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques, annexes III et V, et règlements (UE) 2019/698 et 2021/1902.
  2. Borda L.J., Wikramanayake T.C. (2015). "Dermatite séborrhéique et pellicules : une revue complète". Journal of Clinical and Investigative Dermatology, vol. 3, n° 2.
  3. Turner G.A. et al. (2012). "Dysfonctionnement de la couche cornée en cas de pellicules". International Journal of Cosmetic Science, vol. 34, n° 4, pp. 298-306.
  4. Schmidt-Rose T. et al. (2011). "Efficacité d’un shampooing à base de piroctone olamine/climbazole comparé à un shampooing au pyrithione de zinc chez des sujets présentant des pellicules modérées à sévères". International Journal of Cosmetic Science, vol. 33, n° 3, pp. 276-282.