Siero alla vitamina C: come sceglierlo e come usarlo
Conseils de routine beauté

Sérum à la vitamine C : comment le choisir et l’utiliser

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

6 min de lecture

Le sérum à la vitamine C est l’un des produits les plus recherchés et les plus vendus dans le domaine des soins de la peau. C’est aussi l’un de ceux pour lesquels la différence entre un produit vraiment efficace et un produit qui ne fait presque rien est la plus grande, tout en étant moins visible de l’extérieur. Le prix et le pourcentage inscrit en gros sur l’emballage en disent peu. D’autres éléments comptent, et il suffit de quelques minutes pour apprendre à les décoder.

En résumé

  • La vitamine C est un antioxydant qui aide à uniformiser le teint, soutient le collagène et complète la protection solaire.
  • Pour bien la choisir, cinq éléments comptent : la forme, la concentration, le pH, le conditionnement et les ingrédients qui l’accompagnent.
  • Elle s’utilise le matin, avant la crème et la protection solaire.
  • De l’éclat en quelques semaines, des résultats sur les taches et la fermeté en quelques mois. Elle ne remplace jamais la protection SPF.

Article écrit par Elisa Avalle, fondatrice de LeLang Skin Care et spécialiste en dermocosmétique. Image de couverture générée avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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À quoi sert-elle et à quoi s’attendre

Sur la peau, la vitamine C joue trois rôles, tous bien documentés. Elle neutralise les radicaux libres produits par le soleil et la pollution. Elle est nécessaire aux enzymes qui stabilisent le collagène. Et elle ralentit l’activité de la tyrosinase, l’enzyme qui produit la mélanine.

En termes de résultats : un teint plus uniforme et lumineux, une aide pour prévenir l’apparition de nouvelles taches, un soutien à la fermeté au fil du temps. Dans les études cliniques sur le photovieillissement, les améliorations ont été mesurées après environ trois mois d’utilisation quotidienne. L’éclat se remarque d’abord, les ridules et les taches ensuite.

La chimie de la molécule, ses formes et son mécanisme sont expliqués dans la fiche du glossaire : acide ascorbique et vitamine C. Ici, nous nous concentrons sur le choix.

Les cinq critères de choix

1. La forme de la vitamine C

Dans l'INCI, la « vitamine C » peut correspondre à différentes molécules. Les deux grandes familles sont :

  • Acide ascorbique pur (Ascorbic Acid) : la forme la plus étudiée et la plus puissante, mais aussi la plus instable et la plus difficile à tolérer, car elle n'agit qu'à un pH très acide.
  • Dérivés stabilisés : par exemple 3-O-Ethyl Ascorbic Acid, Sodium Ascorbyl Phosphate, Magnesium Ascorbyl Phosphate, Ascorbyl Glucoside, Tetrahexyldecyl Ascorbate. Ils s'oxydent beaucoup moins, sont plus doux et agissent à un pH plus proche de celui de la peau.

La règle pratique : l'acide ascorbique pur est le choix le plus intense pour celles et ceux qui le tolèrent ; les dérivés sont le choix le plus judicieux pour les peaux réactives, les débutants et ceux qui souhaitent un produit qui reste actif plus longtemps après ouverture. Une fiche dédiée est consacrée à l'un des dérivés les plus utilisés : sodium ascorbyl phosphate.

2. La concentration

Pour l'acide ascorbique pur, les études indiquent une plage utile comprise entre environ 8 et 20 %. En dessous, l'effet est faible ; au-dessus, il n'augmente pas, mais l'irritation augmente. Pour les dérivés, le raisonnement est différent : chacun a sa concentration efficace, et 5 % d'un dérivé ne signifie pas « moins » que 15 % d'acide pur. Les chiffres entre différentes formes ne sont pas comparables.

3. Le pH

C'est le critère le moins indiqué et l'un des plus importants. L'acide ascorbique pur ne pénètre dans la peau qu'à un pH inférieur à 3,5 : un sérum d'acide pur à pH neutre est presque inerte. Les dérivés stabilisés n'ont pas cette contrainte, ce qui explique notamment pourquoi ils sont mieux tolérés.

4. Le conditionnement

L'air, la lumière et la chaleur dégradent la vitamine C. Mieux vaut des flacons opaques ou airless, des compte-gouttes en verre foncé et de petits formats à terminer en quelques semaines. Un pot transparent ouvert chaque matin est le pire conditionnement possible.

5. Les ingrédients qui l'accompagnent

La combinaison la plus étudiée associe la vitamine C à la vitamine E et à l’acide férulique : une étude de 2005 a montré que l’acide férulique stabilise la formule et double la photoprotection antioxydante du duo de vitamines C et E. Un humectant comme l’acide hyaluronique rend le sérum plus confortable. Et la vitamine C peut être associée à la niacinamide, malgré le mythe contraire : cela est expliqué dans vitamine C et niacinamide ensemble.

Comment l’utiliser

  1. Le matin, sur une peau nettoyée et sèche : c’est le moment où son action antioxydante accompagne l’exposition de la journée.
  2. Quelques gouttes pour le visage et le cou, tapotées sans frotter.
  3. Puis la crème, si nécessaire, et toujours la protection solaire.
  4. Le soir reste réservé aux rétinoïdes ou aux exfoliants, qu’il vaut mieux ne pas associer à la vitamine C lors de la même application au début.

Les personnes ayant la peau sensible peuvent commencer un jour sur deux pendant deux semaines, puis passer à une utilisation quotidienne.

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Notre sérum Ferulic + HA utilise la vitamine C sous forme de 3-O-éthyl ascorbique, un dérivé stable, associé à l’acide férulique, à la vitamine E et à l’acide hyaluronique : c’est la combinaison décrite au point 5, conçue pour une utilisation quotidienne le matin.

Les erreurs les plus courantes

  1. L’utiliser à la place de la crème solaire. La vitamine C n’est pas un filtre : elle agit en aval, sur les radicaux libres qui se forment malgré tout. Sans SPF, son effet sur les taches disparaît.
  2. Le conserver dans la salle de bains ou sur le rebord de la fenêtre. La chaleur et la lumière l’oxydent rapidement.
  3. Continuez à l’utiliser lorsqu’il est devenu orange. Une teinte jaune paille peut être normale ; l’orange ou l’ambré indiquent que l’actif s’est dégradé.
  4. Jugez-le après deux semaines. Pour les taches et la fermeté, plusieurs mois d’utilisation régulière sont nécessaires.
  5. Choisir en fonction du prix ou du pourcentage le plus élevé. Un sérum coûteux au pH inadapté, ou un sérum à 20 % qui irrite et qu’on abandonne après une semaine, sont moins efficaces qu’un dérivé bien formulé utilisé chaque jour.

Questions fréquentes

Le sérum à la vitamine C picote : est-ce normal ?

De légers picotements peuvent survenir les premiers jours avec l’acide ascorbique pur, en raison de son pH bas. Si la sensation de brûlure persiste ou si des rougeurs apparaissent, mieux vaut passer à un dérivé stabilisé ou réduire la fréquence.

Convient-elle aussi aux peaux grasses ou à imperfections ?

Oui, en choisissant une texture légère. Certains dérivés, comme le sodium ascorbyl phosphate, disposent également de données sur les peaux à tendance acnéique.

À quel âge peut-on commencer ?

Il n’y a pas d’âge minimum. En tant qu’antioxydant, elle agit surtout en prévention : cela a du sens dès que l’exposition au soleil devient quotidienne.

Peut-on l’utiliser en été ?

Oui, c’est même la période où son action antioxydante est la plus utile, toujours avec une protection solaire. La vitamine C ne rend pas la peau plus sensible au soleil.

L’étape suivante

Le pharmacien des pharmacies et parapharmacies partenaires LeLang peut vous aider à déterminer si vous avez besoin d’un sérum à la vitamine C et comment l’intégrer à la routine que vous utilisez déjà, surtout si votre peau est réactive ou si vous utilisez d’autres actifs.

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Les sources de cet article

  1. Pinnell S.R. et al. (2001). « Topical L-ascorbic acid: percutaneous absorption studies ». Dermatologic Surgery, vol. 27, n° 2, pp. 137-142.
  2. Lin F.H. et al. (2005). « Ferulic acid stabilizes a solution of vitamins C and E and doubles its photoprotection of skin ». Journal of Investigative Dermatology, vol. 125, n° 4, pp. 826-832.
  3. Traikovich S.S. (1999). « Use of topical ascorbic acid and its effects on photodamaged skin topography ». Archives of Otolaryngology, Head and Neck Surgery, vol. 125, n° 10, pp. 1091-1098.
  4. Telang P.S. (2013). « Vitamin C in dermatology ». Indian Dermatology Online Journal, vol. 4, n° 2, pp. 143-146.

Pour aller plus loin : Acide ascorbique et vitamine C · Acide férulique · Dyschromies du visage

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