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Sieri esfolianti con acidi AHA, BHA e PHA
Conseils de routine beauté

Acidi Skincare : guide définitif des BHA, AHA et PHA (exfoliation)

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

13 min de lecture

L’exfoliation est un élément important de la routine de soins de la peau : elle aide la peau à se renouveler, la prépare à recevoir les soins suivants et contribue à un teint plus uniforme.

Cependant, on ne connaît pas toujours les différences entre les différents acides exfoliants, et une utilisation peu avertie peut créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Examinons en détail les caractéristiques de chacun et le type de peau auquel il convient.

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Que sont les acides exfoliants

Les AHA, BHA et PHA sont des ingrédients capables d’éliminer les cellules mortes à la surface de la peau tout en favorisant son renouvellement. Ils agissent par voie chimique et non physique : ils dissolvent les liaisons entre les cellules cornées et favorisent le renouvellement cellulaire.

Certains pénètrent plus en profondeur, tandis que d’autres ont une action plus superficielle qui illumine le teint et lisse la texture.

Exfoliation chimique et exfoliation mécanique

On a tendance à confondre les deux approches. L’exfoliation mécanique est celle des gommages à microgranules et fonctionne par friction. Elle est souvent plus adaptée au corps qu’au visage, où le massage circulaire a également un effet stimulant sur la circulation.

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Le gommage pour le corps de la gamme Relax repose sur des cristaux de sel, avec du beurre de karité et de l’huile de noisette pour nourrir la peau.

Les éponges exfoliantes entrent également dans cette catégorie : utilisées sans délicatesse, elles peuvent retirer plus que nécessaire et irriter les peaux sensibles.

L’exfoliation chimique agit en revanche de manière plus contrôlée. Pas de frottements, pas d’abrasions.

Les acides dissolvent les liaisons qui maintiennent les cellules mortes ensemble, ce qui leur permet de se détacher naturellement. Le résultat est plus uniforme, sans micro-lésions et surtout plus prévisible : vous pouvez moduler l’intensité en choisissant le type d’acide, sa concentration et la fréquence d’utilisation. Avec un gommage, l’intensité dépend de la pression exercée.

Les principaux avantages sont au nombre de trois :

  • Il est uniforme, car il agit sur toute la surface sans dépendre de la pression des doigts.
  • Il est modulable, en choisissant l’acide adapté à son type de peau.
  • Il est également compatible avec les peaux sensibles : de nombreuses formules à base de PHA ou d’acide mandélique sont moins agressives que les gommages traditionnels.

Pourquoi les acides comptent dans la routine

Ce n'est pas un extra réservé à celles et ceux qui recherchent une peau parfaite : cela soutient un processus que la peau effectue déjà naturellement. Avec l'âge, mais aussi sous l'effet du stress, de la pollution et du soleil, le renouvellement cellulaire ralentit et la peau paraît plus terne et irrégulière.

Une exfoliation régulière contribue à améliorer l'éclat, à affiner le grain de peau, à atténuer les taches légères et les petites rides superficielles, et à rendre la peau plus réceptive aux soins suivants.

AHA, les alpha-hydroxyacides

Ce sont des acides hydrosolubles, souvent appelés acides de fruits en raison de leur origine. Ils agissent à la surface de la peau en améliorant l'uniformité, le renouvellement cellulaire et l'éclat. Ils conviennent aux personnes qui ont la peau terne, rugueuse ou peu lumineuse.

  • L'acide glycolique possède la plus petite molécule, pénètre facilement et lisse visiblement la peau. C'est aussi le plus puissant et le moins bien toléré par les peaux réactives.
  • L'acide lactique est plus doux et possède une action hydratante : il convient aux peaux sèches ou déshydratées.
  • L'acide mandélique possède une molécule plus grande et pénètre donc plus lentement : c'est le mieux toléré, compatible avec les peaux mixtes et sensibles.

La comparaison complète de tous les AHA — avec les masses moléculaires, la raison pour laquelle les acides citrique et tartrique exfolient presque jamais réellement et les formes sous lesquelles ils sont commercialisés — se trouve dans l'article consacré aux alpha-hydroxyacides.

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BHA, les bêta-hydroxyacides

Ce sont des acides liposolubles, capables de dissoudre le sébum et les impuretés à l'intérieur du pore. Le plus connu, et pratiquement le seul utilisé en cosmétique, est l'acide salicylique.

Ils constituent le meilleur choix pour les personnes ayant une peau grasse ou mixte, des pores dilatés, des points noirs ou une tendance acnéique. L’acide salicylique désobstrue les bouchons de sébum, réduit l’apparence des comédons et possède également une action apaisante utile sur les imperfections inflammées.

Il peut s’avérer trop intense pour les peaux très sèches ou réactives, mais dans les formules, son action est modulée pour rester efficace sans agresser.

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PHA, la génération la plus douce

Les PHA — gluconolactone, acide lactobionique — offrent une exfoliation superficielle avec une action hydratante et protectrice sur la barrière cutanée. Ils possèdent également des propriétés antioxydantes.

La différence technique réside dans la taille de la molécule : beaucoup plus grande que celle des AHA, elle pénètre plus lentement et de manière plus progressive. D’où une meilleure tolérance.

Ils conviennent parfaitement aux personnes qui rougissent facilement ou ne tolèrent pas la sensation de picotement des AHA. En résumé : ils augmentent l’éclat en douceur, lissent les ridules, renforcent la barrière cutanée et s’associent bien à d’autres actifs.

Quelle quantité d’acide un cosmétique peut-il contenir ?

C’est le point où la communication et la réglementation racontent deux histoires différentes, et où il est utile de les distinguer.

L’acide salicylique est soumis à une limite contraignante. Le Règlement (CE) 1223/2009 le répertorie à l’Annexe III, parmi les substances soumises à restriction : maximum 3 % dans les produits capillaires à rincer, 2 % dans les autres produits, 0,5 % dans les laits corporels, fards à paupières, mascaras, eyeliners, rouges à lèvres et déodorants à bille. Il est également exclu des produits destinés aux enfants de moins de trois ans, à l’exception des shampooings. Ce pourcentage n’est pas un choix de l’entreprise : c’est un seuil légal.

Pour les AHA, la situation est différente, et c’est la partie que presque personne n’explique. Les acides glycolique et lactique n’ont pas de limite fixée dans les annexes du Règlement. Il existe un avis du comité scientifique européen qui, par mesure de précaution, recommande de ne pas dépasser 4 % pour l’acide glycolique à pH ≥ 3,8 et 2,5 % pour l’acide lactique à pH ≥ 5, avec une mise en garde concernant la photoprotection. Il s’agit d’une recommandation, pas d’une interdiction : c’est pourquoi on trouve dans le commerce des formules beaucoup plus concentrées et parfaitement légales.

La conséquence pratique est unique : concernant le pourcentage d’un AHA, on ne peut pas se dire que « de toute façon, il existe une limite légale ». La concentration déclarée, le pH de la formule finale et la fréquence d’utilisation comptent. Sur une peau réactive, un produit à 10 % et pH bas est complètement différent d’un produit à 5 % tamponné, même si le même ingrédient figure sur l’étiquette.

Les concentrations utilisées pour les peelings professionnels, mesurées en dizaines de pourcentages, sortent du cadre cosmétique : ce sont des actes médicaux, réalisés par un dermatologue, et le choix de l’acide dépend du phototype et du risque de dyschromies post-inflammatoires.

Comment choisir selon son type de peau

Une peau qui tiraille, se marque facilement et a tendance à devenir terne a besoin d’une exfoliation qui ne l’appauvrisse pas davantage : c’est là qu’interviennent les PHA et les AHA doux, comme les acides lactique ou mandélique. Une à deux fois par semaine, le soir, suivis d’une crème riche en lipides.

En revanche, lorsque les pores sont visibles et que la peau devient immanquablement brillante en milieu de journée, les BHA deviennent indispensables. Les associer à un AHA léger peut améliorer l’éclat général, mais avec prudence : en faire trop rend la peau plus fragile et réactive.

En présence de rougeurs faciles, de sensations de brûlure, de dermatites occasionnelles ou d’une barrière cutanée fragilisée, mieux vaut éviter les approches agressives. Les PHA sont le choix le plus sûr : ils exfolient lentement, hydratent et améliorent la fonction barrière au lieu de l’affaiblir. Si les rougeurs sont persistantes et non transitoires, l’évaluation revient au dermatologue : un exfoliant n’est pas la solution à une dermatite en cours.

Si, après ces lignes, vous ne savez toujours pas clairement dans quelle catégorie se situe votre peau — c’est fréquent, car avoir la peau grasse et déshydratée à la fois est plus courant qu’on ne le pense — c’est précisément la question à poser au comptoir : les pharmacies partenaires LeLang sont formées pour évaluer votre peau en personne avant de vous conseiller un exfoliant.

Comment les intégrer à votre routine

Introduisez les acides comme vous le feriez avec un nouvel ingrédient dans votre alimentation : progressivement et régulièrement. La règle pratique est simple : une à deux fois par semaine, avec des concentrations modérées et uniquement le soir.

En dix jours ou deux semaines, la peau s’habitue et les bienfaits sur l’éclat et le grain de peau commencent à se voir. Et voici une recommandation qui vaut toujours : le lendemain de l’exfoliation, la protection solaire n’est pas négociable, car une peau fraîchement renouvelée est plus exposée et peut se tacher plus facilement.

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Quels actifs associer aux acides et lesquels séparer

C’est la question qui revient le plus souvent, et c’est aussi celle qui suscite le plus d’informations approximatives. Le principe à retenir est simple : le problème ne vient presque jamais de la « réaction chimique » entre deux ingrédients, mais de la somme des stimulations subies par la même peau le même soir.

Association Est-ce possible ? Comment les utiliser
Acides + niacinamide Oui Ils coexistent sans problème dans les formules cosmétiques modernes. Si la peau est très réactive, il suffit d’attendre quelques minutes entre les deux étapes.
Acides + acide hyaluronique, céramides, panthénol Oui C’est l’association la plus cohérente : on exfolie, puis on renforce immédiatement la barrière cutanée.
AHA + BHA Oui, avec modération Mieux vaut les utiliser dans une formule déjà équilibrée ou les alterner des soirs différents. Associer deux produits puissants le même soir est la cause la plus fréquente de la surexfoliation.
Acides + rétinol ou rétinoïdes Mieux vaut les séparer Les deux accélèrent le renouvellement cellulaire : les utiliser ensemble multiplie la desquamation et les rougeurs. Il faut les alterner des soirs différents.
Acides + vitamine C pure Mieux vaut les séparer Pas pour une question d’incompatibilité, mais de tolérance : la solution pratique consiste à appliquer la vitamine C le matin et les acides le soir.
Acides + peroxyde de benzoyle Mieux vaut les séparer Cette combinaison est souvent trop irritante. Si le peroxyde est prescrit par un médecin, les indications du spécialiste priment.
Acides + gommage mécanique Non C’est l’association à éviter : deux exfoliations superposées sur la même peau. Choisissez l’une ou l’autre.

Le signe que l’on en fait trop apparaît toujours de la même façon : la peau tire, picote lorsque vous appliquez la crème, rougit et devient étrangement brillante. Ce n’est pas « la peau qui se renouvelle » : c’est une barrière cutanée fragilisée. On arrête tout pendant deux semaines, on revient à un nettoyant doux et à une crème, puis on reprend à la moitié de la fréquence.

Questions fréquentes sur les acides exfoliants

Que sont les acides AHA et BHA ?

Les AHA (acides alpha-hydroxylés) sont hydrosolubles et agissent en surface : les principaux sont les acides glycolique, lactique, mandélique, citrique et tartrique. Le BHA utilisé en cosmétique est essentiellement unique : l’acide salicylique, liposoluble et donc capable d’agir à l’intérieur du pore. En simplifiant, les AHA agissent sur la texture et le teint, tandis que le BHA agit sur le sébum et les pores.

Puis-je utiliser les AHA et les BHA ensemble ?

Oui, et c’est même une association présente dans de nombreuses formules professionnelles, où les concentrations sont déjà dosées pour agir en complémentarité. Ce qu’il vaut mieux éviter, c’est de superposer deux produits différents le même soir : on n’obtient pas un double résultat, mais une barrière cutanée fragilisée. Si vous les utilisez séparément, alternez-les les différents soirs et limitez-vous malgré tout à deux ou trois applications par semaine.

Que ne faut-il pas utiliser avec les AHA et les BHA ?

Lors d’une même application, mieux vaut ne pas les associer au rétinol et aux rétinoïdes, au peroxyde de benzoyle ni à un gommage mécanique : ce sont autant de stimulations qui agissent sur le même plan et s’additionnent. La vitamine C pure se gère mieux en la décalant au matin. En revanche, il faut oublier l’ancienne règle concernant la niacinamide, qui cohabite tout à fait avec les acides dans les formules cosmétiques actuelles.

Quels acides peut-on utiliser pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, on privilégie volontiers les molécules les plus douces et à faible concentration : les PHA, l’acide lactique et l’acide mandélique sont les plus souvent choisis, une fois par semaine. L’acide azélaïque fait également partie des actifs bien tolérés ; il est souvent utilisé durant cette période sur les troubles pigmentaires du mélasma. En revanche, on reporte les peelings professionnels, les concentrations élevées et les rétinoïdes. Comme il s’agit d’une période particulière, mieux vaut valider sa routine avec son gynécologue ou son dermatologue.

Quel est le meilleur acide pour un peeling ?

Cela dépend de la personne qui l’utilise et de la peau concernée. À la maison, l’acide le plus raisonnable pour commencer est l’acide mandélique, car sa grosse molécule pénètre lentement et pardonne les erreurs ; pour les peaux très réactives, on privilégie les PHA, tandis que pour les peaux grasses, on se tourne vers l’acide salicylique. L’acide glycolique donne les résultats les plus rapides, mais c’est aussi le moins indulgent. Les peelings à fortes concentrations sont en revanche des actes médicaux : le choix de l’acide revient alors au dermatologue, qui évalue le phototype et le risque de dyschromies post-inflammatoires.

Peut-on utiliser des acides exfoliants en été ?

Oui, à deux conditions : réduire la fréquence et appliquer une protection solaire chaque matin, sans sauter un seul jour. Une peau fraîchement exfoliée est plus exposée aux rayons UV et, sans photoprotection, le risque concret est d’obtenir l’effet inverse de celui recherché sur les taches.

Comment lire le pourcentage d’acide sur l’étiquette ?

Dans la plupart des cas, elle n’est pas indiquée : la liste INCI énumère les ingrédients par ordre décroissant de quantité, mais n’indique pas les pourcentages. Si une marque ne déclare pas la concentration, le seul indice est la position de l’acide dans la liste — s’il se trouve avant les conservateurs et les parfums, cela signifie qu’il est présent en quantité significative. Lorsque le pourcentage est indiqué, il faut toujours le lire avec le pH : ce sont deux chiffres qui n’ont de sens qu’ensemble.

Les sources de cet article

01 Règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil relatif aux produits cosmétiques, annexe III — liste des substances que les produits cosmétiques ne peuvent pas contenir en dehors des restrictions indiquées, entrée relative à l’acide salicylique.
02 Comité scientifique européen pour les produits cosmétiques et les produits non alimentaires destinés aux consommateurs (SCCNFP), Position paper concerning consumer safety of alpha-hydroxy acids, document SCCNFP/0370/00, 2000 : recommandation de précaution concernant l’acide glycolique (jusqu’à 4 %, pH ≥ 3,8) et l’acide lactique (jusqu’à 2,5 %, pH ≥ 5), avec des avertissements concernant le contact avec les yeux et la photoprotection.

Sur le site : comment exfolier la peau · les alpha-hydroxyacides · acide salicylique · acide mandélique · la barrière cutanée

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