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Esposizione solare estrema senza protezione
La voix de la fondatrice

Tanmaxxing : pourquoi TikTok transforme les dommages causés par le soleil en objectif

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

4 min de lecture

Le tanmaxxing est la tendance qui invite à pousser le bronzage à son maximum : on surveille l’indice UV, on s’expose aux heures les plus intenses, on utilise des huiles bronzantes et on exhibe comme résultat les marques nettes du maillot.

Le plus intéressant, c’est la contradiction. La même génération qui parle de prévention, de collagen banking et de routines anti-âge recommence à rechercher un comportement qui accélère le photovieillissement. Je ne pense pas qu’il s’agisse seulement de désinformation : c’est aussi une réaction aux règles d’une skincare parfaite.

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Elisa Avalle, fondatrice et CEO de LeLang Skin Care

Elisa Avalle · Fondatrice et spécialiste en dermocosmétique

Une tendance peut être culturellement compréhensible sans pour autant devenir biologiquement inoffensive. C’est la distinction qui manque dans tout le débat sur le tanmaxxing.

Langhe, 26 août 2026

Qu’est-ce que le tanmaxxing ?

Le terme est né de l’association de tan, bronzage, et de maxxing, c’est-à-dire pousser une caractéristique à son maximum. Dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, cela signifie surveiller l’indice UV, s’exposer aux heures les plus intenses, utiliser des huiles bronzantes et exhiber comme résultat les marques nettes du maillot.

Toutes les personnes qui participent à cette tendance ne rejettent pas la protection solaire. Mais une partie des contenus associe explicitement la réussite à un bronzage obtenu rapidement, en acceptant parfois la rougeur comme une étape nécessaire. C’est là qu’une préférence esthétique se transforme en enjeu de santé.

Pourquoi le bronzage extrême revient-il ?

Ma lecture est que le tanmaxxing constitue aussi une réaction à la discipline de la skincare contemporaine. Après des années de règles, d’interdictions, de réapplications et de contrôle constant, le bronzage est présenté comme une forme de liberté, de sensualité et de retour à un été moins surveillé.

C’est le même mécanisme que celui que j’ai décrit en parlant de la peur de la chimie appliquée aux crèmes solaires, mais inversé : là, on rejette le produit ; ici, on rejette la règle. Dans les deux cas, la cible est un secteur perçu comme trop prescriptif.

Le comprendre est utile, car on ne déconstruit pas une tendance culturelle en répétant une interdiction. Mais une tendance peut être compréhensible sans devenir inoffensive.

Le bronzage est une défense, pas un signe de santé

Lorsque la peau fonce après une exposition, elle augmente la production et la distribution de mélanine pour réagir aux rayons ultraviolets. Il s’agit d’un mécanisme de défense, qui offre une protection limitée : il n’annule pas les dommages déjà causés et ne rend pas les expositions suivantes sans danger.

L’Organisation mondiale de la Santé indique que les rayonnements UV, solaires ou artificiels, sont la principale cause des cancers cutanés. La dose cumulée est surtout associée au carcinome épidermoïde, tandis que les expositions intenses et intermittentes ainsi que les coups de soleil sont associés au mélanome.

Ce dernier point mérite une attention particulière, car il décrit exactement le comportement associé à cette tendance : quelques expositions très intenses et concentrées, avec une rougeur acceptée comme une étape.

« Un indice UV élevé n’est pas un score à battre. C’est la raison pour laquelle il faudrait être plus prudent ce jour-là, et non moins. »

L’indice UV utilisé à contre-sens

L’indice UV indique l’intensité des rayonnements dans un lieu et à un moment donnés. Sur les réseaux sociaux, il est au contraire utilisé comme indicateur de la qualité du bronzage : plus il est élevé, plus l’occasion semble favorable.

C’est un renversement complet de sa signification. Un indice élevé n’incite pas à s’exposer davantage, mais à renforcer les précautions : rester à l’ombre, porter des vêtements, un chapeau et des lunettes, et appliquer une protection solaire adaptée en quantité suffisante, à renouveler lorsque cela est nécessaire.

Je trouve révélateur qu’un même chiffre puisse être interprété de deux façons opposées selon ce que l’on cherche. C’est ce qui se produit lorsqu’une donnée technique entre dans un langage qui n’est pas le sien.

Ma position

Je ne pense pas qu’il soit utile de diaboliser le soleil ou de présenter chaque moment passé dehors comme un danger. Le soleil fait partie de la vie, de l’été et du bien-être, et j’ai également écrit à ce sujet à propos de la vitamine D.

La différence se situe entre profiter du soleil en connaissance de cause et rechercher intentionnellement le maximum de dommages possible pour obtenir un résultat esthétique.

On peut aimer le bronzage. Mais nous ne devrions pas avoir besoin de nier la biologie de la peau pour défendre un goût personnel. Le véritable enjeu est que se protéger ne signifie pas renoncer à l’été : cela signifie éviter qu’une tendance de quelques semaines laisse des conséquences que la peau conservera bien plus longtemps.

Si des taches solaires sont apparues, le moment d’agir est en septembre, pas l’été suivant.

Elisa Avalle, fondatrice et CEO de LeLang Skin Care

Elisa Avalle est la fondatrice de LeLang Skin Care, spécialisée en dermocosmétique à l’Universitat de Barcelona. Formulée dans les Langhe pour les pharmacies italiennes.

Les sources de cet article

01 Organisation mondiale de la Santé, fiche d’information sur les rayonnements ultraviolets
02 Organisation mondiale de la Santé, « Radiation: the known health effects of ultraviolet radiation »
03 Marie Claire, analyse du phénomène tanmaxxing, 2026

Sur le site : la peur de la chimie et les crèmes solaires · filtres solaires chimiques et minéraux