Settore cosmetico in farmacia
Dermocosmétiques en pharmacie

Nouveaux scénarios du secteur cosmétique : évolution des achats en pharmacie

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

4 min de lecture

Les professionnels de ce secteur doivent avant tout tenir compte d’un facteur essentiel : aujourd’hui, les consommateurs sont plus avertis, grâce aux nombreux canaux numériques disponibles, et reconnaissent le rôle crucial des soins personnels associés à un mode de vie sain. La prise en charge de soi est devenue une routine pour lutter contre le stress quotidien lié au travail et à la vie privée.

On peut dire que les consommateurs recherchent des produits aux formulations efficaces et spécifiques, avec un packaging réduit au minimum ou recyclable, et qu’ils accordent une grande attention à la prévention des imperfections. La santé et le bien-être sont devenus des sujets centraux ces dernières années, et ils ne sont pas les seuls : l’attention portée à la durabilité environnementale, sociale et économique, ainsi que la réduction de la consommation, est désormais une priorité aussi bien pour les consommateurs que pour les producteurs. C’est un sujet sur lequel nous avons pris une position concrète, comme nous l’expliquons dans l’article LeLang et la beauté durable.

Le retour du contact humain

Un fait intéressant est que, malgré la quantité d’informations disponibles en ligne et la grande aisance avec laquelle les consommateurs choisissent leurs produits, de plus en plus de personnes choisissent d’avoir un contact humain et de bénéficier de conseils. La possibilité d’obtenir une réponse immédiate et un conseil spécifique prodigué par un professionnel jugé fiable et compétent pousse les consommateurs à se tourner toujours davantage vers le pharmacien.

36 % des personnes se déclarent intéressées par la possibilité de recevoir en pharmacie des conseils et un accompagnement concernant les problèmes dermatologiques.

Ce que révèlent les données du circuit pharmaceutique

Dans ce contexte s’inscrivent les données présentées par le Baromètre du Groupe des Entreprises Cosmétiques en Pharmacie 2022, qui a analysé le marché des cosmétiques au sein du circuit pharmaceutique. Il s’agit de données de sell-out utiles et souvent indispensables pour les professionnels de ce secteur et, comme je l’ai expliqué ailleurs, je suis personnellement impliquée dans ce domaine.

La cosmétique, comme le montre la hausse de 2,7 % du volume des achats en pharmacie, a également révélé d’autres tendances intéressantes, qui concernent aussi bien la vente directe que le commerce en ligne. On observe notamment une hausse de la demande pour les programmes de fidélité et pour des canaux de communication plus transparents, fournissant des informations complémentaires et des conseils utiles, comme les sites web et les blogs.

Il convient de préciser que les tendances analysées doivent être replacées dans le contexte d’une période post-pandémique, au cours de laquelle la notion de bien-être s’est étendue à tous les niveaux et a également concerné la routine beauté, devenue plus minimaliste et essentielle. C’est une approche que nous avons approfondie dans notre guide consacré à la routine skincare minimaliste.

Des pharmacies de plus en plus spécialisées

On peut facilement en déduire que les outils pour atteindre le public ne manquent pas, pas plus que ceux permettant de répondre aux besoins en matière de conseil personnalisé. Dans cette direction, le nombre de pharmacies spécialisées dans les problèmes dermatologiques devrait augmenter — elles représentent actuellement 60 % — tout comme la diffusion d’outils avancés d’analyse de la peau et des cheveux, présents dans 49 % des pharmacies du pays.

La vente directe est appelée à générer d’excellents résultats uniquement si le personnel et les pharmacies elles-mêmes s’engagent à faire la différence, en informant les clients des programmes de fidélité actifs et en leur fournissant des informations par l’intermédiaire des canaux numériques. 24 % des consommateurs consultent le site de la pharmacie précisément pour lire des articles sur la santé et le bien-être contenant des conseils de prévention, tandis que 50 % l’utilisent pour réserver des services ou acheter des produits.

Le commerce en ligne et la pharmacie de confiance ne s’excluent pas

La tendance du commerce en ligne et de l’achat en ligne évolue parallèlement à celle de la pharmacie de confiance, contrairement à ce que l’on pourrait penser à une époque aussi hypertechnologique que la nôtre. Il est donc nécessaire d’exploiter les deux canaux et de mieux orienter le public vers le conseil et la personnalisation. En complément de la nécessité de disposer de services de télémédecine performants, il est essentiel de redécouvrir le rôle de la pharmacie de confiance, y compris dans le secteur cosmétique.

Les tendances analysées servent précisément à cela : elles permettent de connaître les choix du public et de mieux positionner les stratégies d’un secteur qui s’inscrit dans un contexte plus large, celui du bien-être de la peau, du corps et de l’esprit.

Le fil rouge qui relie mon travail est la conviction que la cosmétique offre encore de nombreuses possibilités et innovations à mettre en œuvre : l’analyse des données me permet d’avoir une vue d’ensemble et d’orienter au mieux les stratégies que je souhaite mettre en place.

Source : Baromètre du Groupe des Entreprises Cosmétiques en Pharmacie 2022. Les données citées se rapportent à cette édition du rapport.

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