Acquisto di cosmetici al banco della farmacia
Dermocosmétiques en pharmacie

Acheter des cosmétiques en pharmacie est-il la meilleure option ?

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

6 min de lecture

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L’apparition des imperfections cutanées liées au vieillissement, aux agents atmosphériques ou à l’état de la peau est plus fréquente qu’on ne le pense.

Lorsqu’il est question de peau, on a souvent tendance à considérer son aspect comme purement esthétique et à le sous-estimer. On se tourne alors vers des remèdes désuets ou « de grand-mère », en essayant d’atténuer la gêne sans tenir compte des éventuelles implications fonctionnelles. Si tout ce qui concerne la peau était si simple à résoudre, les dermatologues n’existeraient pas.

La peau est notre organe le plus étendu : sa fonction principale est de protéger l’organisme des agents extérieurs, et elle nous envoie des signaux sur ce qui se passe à l’intérieur de nous. Si vous voulez comprendre comment elle est construite et comment elle fonctionne, vous trouverez toutes les informations dans le guide sur la structure et le fonctionnement de la peau.

Pourquoi le circuit de la pharmacie s’est développé

Le secteur cosmétique a connu une forte accélération ces dernières années : non seulement en raison du poids des réseaux sociaux, mais surtout parce que les besoins en matière de soins et de prévention ont augmenté. Nous avons analysé les chiffres de ce phénomène dans les articles consacrés à la situation générale du secteur cosmétique et à l’évolution des achats en pharmacie.

Les cosmétiques fabriqués aujourd’hui sont souvent de type fonctionnel : les actifs qu’ils contiennent agissent en synergie pour améliorer certains états de la peau ou prévenir leur aggravation.

Une précision importante : un cosmétique n’est pas un médicament. Selon la définition réglementaire (règlement CE 1223/2009), un produit cosmétique agit à la surface de la peau pour la nettoyer, la protéger, la maintenir en bon état ou en modifier l’apparence. Il ne soigne pas les pathologies. Lorsqu’une affection dermatologique est en cours — psoriasis, eczéma, rosacée, acné sévère — le dermatologue est la référence, et le cosmétique peut tout au plus accompagner le parcours en améliorant le confort et l’hydratation.

Les personnes se rendent en pharmacie à la recherche de cosmétiques fonctionnels et de qualité, formulés avec des actifs étudiés et à des concentrations pertinentes. C’est le domaine de la cosméceutique, un terme dont nous avons expliqué les limites et la signification dans l’article consacré à la cosméceutique.

Pharmacie, parfumerie ou supermarché : qu’est-ce qui change vraiment ?

La différence ne réside pas dans la qualité en elle-même — il existe d’excellentes formules dans ces trois circuits, ainsi que des formules médiocres en pharmacie — mais dans trois éléments concrets.

Le premier est le conseil : la possibilité de décrire son problème à une personne ayant une formation scientifique, capable de lire une liste INCI et connaissant les interactions avec les traitements en cours. Le deuxième est la sélection en amont : le circuit de la pharmacie a tendance à privilégier les formules reposant sur des dossiers plus solides et indiquant leurs concentrations. Le troisième est la continuité : on retourne voir la même personne, qui se souvient de ce qu’elle avait conseillé et peut ajuster ses recommandations.

Il faut aussi mentionner le revers de la médaille : le prix moyen est plus élevé et ne correspond pas toujours à une meilleure formule. « Vendu en pharmacie » ne constitue pas en soi une garantie d’efficacité : il s’agit d’un contexte d’achat différent.

Le rôle du pharmacien

Le pharmacien compétent peut orienter de manière personnalisée vers le produit le plus adapté, en tenant compte du type de peau et des éventuels traitements en cours. Grâce à ses compétences techniques, il sait également repérer les formulations qui promettent davantage que ce que leur composition permet.

Attention toutefois à une distinction : le pharmacien conseille un cosmétique, il ne le prescrit pas. La prescription concerne les médicaments et relève de la compétence du médecin. C’est une différence fondamentale, et savoir à qui s’adresser selon ses besoins fait partie du soin de soi.

Il faut préciser que pour les produits dits « cosméceutiques », il n’existe pas de catégorie juridique autonome : d’un point de vue réglementaire, ils restent des cosmétiques. Certaines marques adoptent toutefois une communication qui les fait ressembler à des médicaments. Il est vrai que certains actifs interagissent de manière plus ciblée avec les processus physiologiques cutanés que des formules plus simples, mais cela n’en fait pas des médicaments.

Que demander au comptoir pour repartir avec le bon produit ?

La qualité du conseil dépend beaucoup de la manière dont on pose sa question. « Je voudrais une crème hydratante » peut donner lieu à cent réponses ; ces quatre informations permettent d’arriver à une seule :

  1. Le comportement de votre peau en fin de journée, et non l’idée que vous vous en faites : elle tiraille, brille sur la zone T, picote après le nettoyage ;
  2. Ce que vous utilisez déjà, y compris les acides, les rétinoïdes et les traitements prescrits par le médecin ;
  3. Ce qui vous a déjà gênée par le passé, ce qui vaut mieux que n’importe quelle liste d’ingrédients à éviter ;
  4. Le temps que vous êtes prête à consacrer chaque jour : une routine en six étapes que vous ne suivrez pas sera moins efficace qu’une routine en trois étapes que vous suivrez vraiment.

La manière d’utiliser un produit compte autant que le produit lui-même

Les modalités d’utilisation et les temps de pose sont également importants : comprendre comment utiliser au mieux un produit est essentiel pour obtenir les résultats espérés. Il convient aussi de rappeler l’importance de la conservation, un sujet que nous avons abordé dans le guide sur la date de péremption des cosmétiques et la PAO.

Si vous ne savez pas par où commencer, la première étape consiste à déterminer votre type de peau : nous avons préparé un quiz pour identifier votre type de peau, et vous trouverez une présentation complète dans l’article consacré aux différents types de peau.

Questions fréquentes sur les cosmétiques en pharmacie

Les cosmétiques vendus en pharmacie sont-ils plus efficaces ?

Pas automatiquement. Le circuit sélectionne des formules reposant sur des dossiers plus solides et propose des conseils, mais « vendu en pharmacie » ne constitue pas une catégorie réglementaire et ne garantit pas en soi de meilleures concentrations ou de meilleurs résultats. Ce qui compte, c’est la formule, pas le rayon.

Que signifie dermocosmétique ?

Il s’agit d’un terme commercial, et non juridique : il désigne des cosmétiques conçus pour les peaux ayant des besoins spécifiques et distribués principalement en pharmacie. D’un point de vue réglementaire, ils restent entièrement des cosmétiques.

Le pharmacien peut-il me dire si j’ai une maladie de peau ?

Il peut reconnaître qu’une situation dépasse le cadre cosmétique et vous orienter vers un dermatologue, ce qui est déjà beaucoup. Le diagnostic relève toutefois du médecin : c’est la limite à garder clairement à l’esprit.

Puis-je utiliser des cosmétiques vendus en pharmacie en même temps qu’un traitement dermatologique ?

Souvent oui, et une routine d’accompagnement bien choisie améliore même la tolérance de nombreux traitements. Elle doit toutefois être définie avec la personne qui a prescrit le traitement, car certains actifs peuvent interagir ou s’additionner.

Pourquoi le même produit coûte-t-il plus cher en pharmacie qu’en ligne ?

Le prix inclut le service : conseil, formation du personnel et possibilité de revenir. Si vous achetez en ligne un produit que vous connaissez déjà, c’est un choix tout à fait légitime ; si vous cherchez ce qui vous convient, le conseil justifie la différence.

Comment savoir si une formule est efficace ?

Regardez où apparaissent les actifs annoncés dans la liste INCI : s’ils se trouvent après les conservateurs, leur concentration est minimale. Méfiez-vous également des promesses qu’aucun cosmétique ne peut tenir, comme reconstruire le collagène ou remplacer un traitement médical.

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