Uva e vite rossa, origine delle cellule staminali vegetali in cosmetica
Glossaire des ingrédients

Cellules souches de vigne rouge

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

6 min de lecture

Depuis des années, une narration fascinante circule en cosmétique au sujet des cellules souches végétales : des cellules totipotentes qui se transforment en cellules de la peau, des facteurs de croissance et la régénération des tissus. C'est une histoire que l'on lit sur des dizaines de sites, souvent avec exactement les mêmes mots.

Le problème, c'est que cela ne décrit pas ce qui se passe réellement. Et ce qui est curieux, c'est que la réalité — celle qui est documentée — est plus intéressante que le mythe.

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Que sont les cellules souches végétales

Chez les plantes, il existe des zones de tissu indifférencié appelées méristèmes : elles se trouvent dans les apex, les bourgeons et les racines, et c'est à partir de là que la plante génère tous ses tissus. Ce sont des cellules qui n'ont pas encore décidé ce qu'elles deviendront.

À partir d'un fragment de ce tissu, on lance une culture cellulaire en bioréacteur : les cellules se multiplient dans un environnement contrôlé, nourries et maintenues dans leur état indifférencié.

Jusqu'ici, la biologie est correcte. C'est l'étape suivante qui est mal racontée presque partout.

Le mythe à déconstruire : ce qu'elles ne font pas

Dans le cosmétique, il n'y a pas de cellule souche vivante. Il contient son extrait : les cellules sont cultivées, puis rompues et filtrées, et seules les molécules qu'elles avaient produites se retrouvent dans la formule.

De là découlent trois précisions.

Les cellules végétales ne se transforment pas en cellules de la peau humaine. La totipotence concerne les tissus de la plante : une cellule de vigne peut devenir une feuille ou une racine, pas un kératinocyte. Et, de toute façon, le produit ne contient aucune cellule.

Les plantes ne produisent pas d'EGF, le facteur de croissance épidermique : c'est une protéine animale, qui ne fait pas partie du patrimoine biochimique végétal.

Et l'effet anti-âge ne provient pas d'une action sur les mécanismes génétiques de la peau, mais du pool de molécules actives issues de la culture.

Le véritable avantage : pourquoi la culture surpasse l'extrait

Une fois le mythe écarté, il reste un avantage technologique concret, qui repose sur trois éléments.

La constance. Un extrait de plante cultivée en plein champ varie selon l'année, le sol et le moment de la récolte : la concentration en actifs varie d'un lot à l'autre. Une culture en bioréacteur fonctionne avec des paramètres fixes, et chaque lot est identique au précédent.

La concentration. Pendant la croissance, les cellules peuvent être stimulées pour surproduire certains métabolites, ce qui permet d'obtenir un phytocomplexe plus riche que celui que la plante produirait spontanément.

Et l'impact. À partir d'un fragment de tissu, on obtient une production continue : aucune culture dédiée, aucun pesticide, une consommation d'eau et une occupation des sols négligeables. C'est pourquoi cette technologie permet également de travailler sur des espèces rares sans les prélever dans leur environnement.

Les cellules souches de vigne : d’où viennent les nôtres

L’actif que nous utilisons est obtenu à partir de cellules méristématiques de Vitis vinifera prélevées sur des raisins verts italiens. Les grains immatures sont choisis parce que leurs tissus contiennent des cellules particulièrement vitales.

Il est développé par une entreprise créée comme spin-off du Département de chimie industrielle de l’Université de Bologne, à partir d’une technologie mise au point par l’université et concédée sous licence exclusive. Une filière italienne et une recherche publique italienne.

Ce n’est pas un détail secondaire : la plupart des actifs biotechnologiques commercialisés proviennent de laboratoires étrangers. Ici, la technologie est issue d’une université italienne et la matière première ne traverse pas les continents.

Ce qu’il fait vraiment sur la peau

La stimulation de la culture induit la surproduction de phénols et de stilbènes — la famille à laquelle appartient le resvératrol — sous forme glycosylée, c’est-à-dire liés à un sucre. C’est l’étape clé : les molécules glycosylées sont beaucoup plus stables et restent actives une fois incorporées à la formule, où les polyphénols libres auraient tendance à se dégrader.

Le résultat est un antioxydant, pas un régénérant. Les tests in vivo menés par le fabricant documentent une augmentation de 124 % des défenses antioxydantes de la peau, avec un effet protecteur qui se maintient pendant plus de six heures après l’application.

La durée est la donnée la plus utile. De nombreux antioxydants s’épuisent rapidement : une protection qui couvre toute une matinée change le sens du geste quotidien.

Sur la peau, cela se traduit par une défense contre les radicaux libres générés par les rayons UV et la pollution, c’est-à-dire contre le mécanisme à l’origine du photovieillissement et de la dégradation du collagène.

Toutes les cultures cellulaires n’ont pas le même effet

C’est l’autre idée reçue fréquente : « cellules souches végétales » n’est pas une promesse, c’est une méthode de production. Ce que fait l’actif dépend de la plante et des molécules produites par cette culture.

Culture cellulaire Molécules produites Ce qu’il fait
Vigne, issue de raisins verts Phénols et stilbènes glycosylés Défense antioxydante prolongée
Gardénia Feruloyl-6-glucoside Protection du collagène
Olivier sauvage Lipides de signalisation Énergie cellulaire

Trois cultures cellulaires, trois mécanismes complètement différents. Quiconque promet le même résultat pour toutes vend la technologie, pas l'ingrédient.

Comment l'utiliser

S'applique matin et soir dans les sérums et les crèmes. Le matin, la logique est plus évidente, car la protection antioxydante agit pendant les heures où la peau reçoit la majeure partie du stress oxydatif de la journée.

Comme tous les antioxydants, elles produisent des résultats au fil du temps : il faut compter six à huit semaines pour que l'éclat change de manière visible. La protection commence toutefois dès la première application.

Questions fréquentes sur les cellules souches végétales

Les cellules souches végétales sont-elles vivantes dans le cosmétique ?

Non. Le produit contient l'extrait de la culture, pas les cellules. C'est aussi la raison pour laquelle l'ingrédient est stable et sûr : ce qui arrive sur la peau, ce sont des molécules, comme pour tout autre actif cosmétique.

Les cellules souches végétales stimulent-elles les cellules souches de la peau ?

C'est une formule que l'on lit souvent, mais qui ne correspond pas à la réalité : il s'agit de systèmes biologiques différents, et le produit ne contient pas de cellules. L'effet documenté est celui des métabolites produits par la culture.

Pourquoi coûtent-elles plus cher qu'un extrait traditionnel ?

Parce que leur production nécessite des bioréacteurs, un contrôle des paramètres et des délais longs. Ce que l'on paie, c'est la constance entre les lots et la concentration en actifs, pas le mot « souche ».

Conviennent-ils à tous les types de peau ?

Oui. Comme il s'agit d'extraits végétaux purifiés et bien caractérisés, ils sont généralement bien tolérés, y compris par les peaux réactives.

À partir de quel âge est-il pertinent de les utiliser ?

Puisqu'il s'agit d'une protection antioxydante, son utilisation en prévention est pertinente : les dommages oxydatifs s'accumulent bien avant que les signes ne soient visibles. Il n'y a pas d'âge minimum.

Peut-on les associer à d'autres antioxydants ?

Oui, et c'est même recommandé. Les antioxydants agissent sur des terrains différents — certains sur la phase aqueuse, d'autres sur la phase lipidique — et aucun n'agit partout : la vitamine C et la vitamine E complètent bien les polyphénols de la vigne.

Dans notre glossaire des ingrédients, vous trouverez la fiche des cellules souches de vigne, avec l'INCI et les produits LeLang qui en contiennent.