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Le diverse tipologie di pelle del viso
Conseils de routine beauté

Les différents types de peau : quels sont-ils et comment les traiter

Elisa Avallede Elisa Avalle , fondateur de LeLang

11 min de lecture

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On répète souvent qu’il n’existe pas de produit cosmétique adapté à tout le monde, et la raison est simple : chaque peau est différente. La peau est l’organe le plus étendu du corps et sert de barrière contre les agents extérieurs, mais elle est également exposée à des agressions qui viennent de l’intérieur — le stress, une alimentation déséquilibrée et le manque de sommeil.

Connaître son type de peau permet de savoir comment elle réagit aux différents actifs et lesquels éviter. Mais attention à un point essentiel : les types de peau ne doivent pas être confondus avec les problèmes dermatologiques. Une affection comme l’acné ou la dermatite peut apparaître sur n’importe quel type de peau. Il existe des prédispositions — les peaux sensibles s’irritent plus facilement — mais il n’y a pas de correspondance automatique.

Si vous partez de zéro, avant même d’identifier votre type de peau, il est utile de comprendre ce que comprend réellement une routine et dans quel ordre appliquer les différentes étapes : nous l’expliquons dans l’article sur la skincare : signification et premiers pas.

Comment déterminer votre type de peau

La méthode la plus simple est le test du mouchoir. Nettoyez votre visage avec un produit doux, séchez-le en tamponnant et n’appliquez rien. Attendez deux heures, puis pressez un mouchoir en papier sur le front, le nez, le menton et les joues. S’il reste gras partout, la peau est grasse ; s’il est gras uniquement sur la zone T, elle est mixte ; s’il n’y a aucune trace de sébum et que le visage tiraille, elle est sèche ; s’il n’y a pas de film gras mais aucune sensation de tiraillement non plus, elle est normale. La sensibilité est une caractéristique distincte : elle s’évalue selon la réactivité, et non selon le sébum.

Deux précautions rendent le test fiable. La première : il doit être réalisé loin de la douche chaude et de tout traitement exfoliant, qui modifient temporairement la production de sébum. La seconde : il doit être répété à différentes saisons. Une même personne peut avoir la peau mixte en juillet et sèche en janvier, et ce n’est pas une erreur du test — c’est simplement que la peau change réellement.

Si vous préférez être guidé(e), nous avons un quiz sur le type de peau qui permet d’obtenir le même résultat en quelques questions.

Les cinq principaux types de peau

D’un point de vue cosmétique, la peau est classée selon l’équilibre entre la sécrétion de sébum, l’hydratation et le niveau de sensibilité :

  • Peau normale
  • Peau mixte
  • Peau sensible
  • Peau grasse
  • Peau sèche

Il est parfaitement normal de se reconnaître dans plusieurs catégories, et les besoins évoluent avec l’âge, la saison et le lieu où l’on vit.

Il existe également une classification différente et complémentaire : le skin prototyping, qui décrit la manière dont la peau réagit au soleil. La méthode la plus utilisée est la classification de Fitzpatrick, décrite pour la première fois en 1975, qui distingue six phototypes, du plus clair au plus foncé. Elle sert à déterminer l’indice de protection solaire approprié et constitue un outil de prévention, non un jugement esthétique.

Outre les cinq types de peau, il existe des états plus spécifiques — peau mature, asphyxiée, épaissie — qui ne coïncident pas toujours avec les catégories principales.

Types de peau

Pourquoi les cinq types sont une simplification (et ce qu’utilisent les professionnels)

Les cinq catégories sont pratiques, mais elles ne reposent pas sur une mesure : elles découlent de ce que l’on peut observer à l’œil nu. Or, à l’œil nu, on n’évalue que deux éléments — la quantité de sébum présente en surface et le degré de rugosité ou de desquamation apparent de la peau. Le troisième paramètre, à savoir la quantité d’eau contenue dans la couche cornée, n’est pas visible.

En cosmétologie, la peau se décrit selon trois critères indépendants les uns des autres :

  1. Teneur en eau : peau hydratée ou déshydratée.
  2. Teneur en lipides : peau grasse, jusqu’à la peau séborrhéique, ou alipique, c’est-à-dire pauvre en lipides de surface.
  3. État structurel de la couche cornée : peau lisse, lorsque les cornéocytes se détachent par petits groupes invisibles, ou peau rugueuse et desquamante, lorsque la cohésion entre les cornéocytes augmente et que les squames deviennent visibles à l’œil nu.

Ce sont trois axes qui se combinent librement et produisent à eux seuls huit types de peau, et non cinq. Aux extrêmes, on trouve d’un côté la peau déshydratée, alipique et rugueuse, et de l’autre la peau hydratée, grasse et rugueuse en raison d’un épaississement. Entre les deux se situent toutes les autres.

Le point qui change la manière de choisir ses produits : les trois critères sont indépendants. Une peau peut être rugueuse et desquamante tout en ayant une teneur en eau et en lipides parfaitement normale. C’est pourquoi une crème très riche ne résout parfois rien : si le problème vient de la cohésion des cornéocytes, il faut favoriser l’exfoliation et le renouvellement cellulaire, pas ajouter davantage de corps gras.

La « peau sèche » est une appellation erronée

Le groupe de Piérard a mesuré, sur des peaux cliniquement définies comme sèches, le degré de kératose ainsi que la teneur en eau et en lipides. Le résultat est contre-intuitif : il n’existe aucune corrélation entre le degré de rugosité et de desquamation apparent d’une peau et la quantité réelle d’eau ou de lipides qu’elle contient. D’où le titre, très direct, de l’un de ces travaux : « peau sèche » serait un terme impropre.

Il existe une donnée encore plus ancienne qui va dans le même sens. Dès 1958, Kligman et Shelley ont observé que les enfants, qui produisent très peu de sébum, ne présentent aucun signe de peau sèche. Si le sébum était ce qui maintient la peau souple, ils l’auraient tous. Les lipides d’origine sébacée influencent bien moins qu’on ne le croit la capacité de l’épiderme à retenir l’eau : celle-ci dépend des lipides produits par les kératinocytes eux-mêmes et des facteurs naturels d’hydratation.

La conséquence pratique est que « j’ai la peau sèche » ne suffit pas pour choisir un produit. Il faut savoir lequel des trois paramètres est déséquilibré — et il existe trois réponses différentes.

Les deux premiers critères sont évalués à l’aide d’instruments, et il ne s’agit pas de mesures complexes ou coûteuses : c’est précisément ce qui permet à un professionnel de la dermocosmétique de personnaliser un soin plutôt que d’attribuer une catégorie. C’est le type d’évaluation réalisé au comptoir, et c’est l’une des raisons pour lesquelles LeLang est distribué dans les pharmacies partenaires et non partout.

Peau normale

Elle n’est ni trop sèche ni trop grasse : la production de sébum et l’hydratation naturelle sont équilibrées, et elle réagit peu à un large éventail de principes actifs.

Cela ne signifie pas qu’elle n’a pas besoin de soins. C’est au contraire le type de peau le plus négligé, et même une peau normale développe des rides, des cernes, un teint terne et une perte de fermeté. L’objectif est ici de maintenir l’équilibre et d’éviter qu’il ne s’altère au fil du temps.

Le nettoyage, l’hydratation et la protection sont les trois étapes essentielles, en adaptant la crème à la saison : plus riche en hiver, plus légère en été.

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Peau mixte

Elle se caractérise par une combinaison de différentes caractéristiques : généralement une zone T grasse — front, nez et menton — et des joues normales ou sèches. Elle peut également se présenter comme un mélange de sécheresse et de sensibilité, car la peau sèche a souvent une barrière cutanée affaiblie.

Elle nécessite une routine plus élaborée : nettoyage doux, bonne hydratation, protection et, si nécessaire, des soins ciblés par zone. Un sérum léger peut agir sur les zones les plus sèches sans alourdir la zone T, tandis que les imperfections localisées peuvent être traitées de manière ciblée.

Si les actifs dont vous avez besoin risquent d’entrer en conflit, la solution pratique consiste à les répartir entre le matin et le soir plutôt qu’à les superposer.

Les différents types de peau

Peau sensible

On la reconnaît immédiatement : démangeaisons, sensation de brûlure ou picotements après l’application d’un produit ou à la suite d’un changement de température. Elle réagit au climat, au maquillage et aux nettoyants, car la fonction barrière est altérée. Les causes sont analysées dans l’article sur ce qui rend la peau sensible.

Le nettoyage doit être doux : les tensioactifs agressifs éliminent les impuretés et le sébum tout en retirant une partie de la barrière cutanée. La crème, enrichie en actifs apaisants, aide à la reconstruire — la niacinamide compte parmi les plus utiles, car elle atténue les rougeurs et favorise la production de céramides.

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Peau grasse

Elle est causée par une production de sébum supérieure à la normale, ce qui peut entraîner des pores obstrués et des imperfections. L’erreur la plus fréquente est de trop la laver : privée de ses lipides, la peau réagit en produisant encore plus de sébum.

Privilégiez un nettoyage équilibré, éventuellement avec de l’acide salicylique, des sérums légers qui rééquilibrent la production de sébum et des crèmes matifiantes mais non agressives. Le protocole complet se trouve dans le guide de la routine pour peau grasse.

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Peau sèche

Elle paraît rugueuse, tiraillée au toucher et parfois desquamée. Cela vient de la perte de la couche lipidique protectrice : les cellules sont davantage exposées et retiennent moins d’eau. Le climat, la climatisation, le chauffage, l’âge et certains médicaments y contribuent.

Attention à ne pas confondre peau sèche et peau déshydratée : la première manque de lipides et constitue une caractéristique constitutionnelle, tandis que la seconde manque d’eau et correspond à un état temporaire qui peut également toucher une peau grasse. Les différences sont expliquées dans l’article consacré à la peau sèche ou déshydratée.

Les principaux alliés sont l'acide hyaluronique de différents poids moléculaires et les crèmes plus riches, de jour comme de nuit. Si la sécheresse persiste, s’accompagne de gerçures ou de fortes démangeaisons, il vaut la peine de la faire évaluer par un dermatologue.

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Questions fréquentes

Quels sont les 4 types de peau ?

La classification la plus répandue en compte quatre de base — normale, sèche, grasse et mixte — auxquels s’ajoute la peau sensible, que de nombreux ouvrages traitent à part, car elle ne concerne pas le sébum mais la réactivité : une peau peut être grasse et sensible à la fois. C’est pourquoi on lit ici et là « quatre types », « cinq types » ou même davantage : ce n’est pas une contradiction, seul le classement de la sensibilité change.

Alors pourquoi parle-t-on de 6 types de peau ?

Parce qu’il s’agit d’autre chose : les six phototypes de l’échelle de Fitzpatrick, qui classent la peau selon sa réaction au soleil — si elle brûle, si elle bronze et avec quelle facilité. Ils servent à choisir une protection solaire, pas une crème hydratante. Ce sont deux classifications parallèles : on peut avoir une peau mixte et un phototype II.

Combien existe-t-il réellement de types de peau ?

Cela dépend du niveau de précision recherché. Avec les trois critères mesurables — l’eau, les lipides et la structure de la couche cornée — pris uniquement à leurs valeurs extrêmes, on obtient huit types. Mais chaque critère constitue une échelle continue, et non un interrupteur : si l’on introduit les valeurs intermédiaires, le nombre augmente indéfiniment. Les cinq catégories courantes sont une approximation utile pour s’orienter en parfumerie, pas une taxonomie.

Le type de peau change-t-il avec le temps ?

Oui. Il change avec l’âge — la production de sébum diminue progressivement après trente ans — mais aussi avec la saison, le climat, les hormones et les produits utilisés. Refaire le test une ou deux fois par an est plus utile que de considérer le type de peau comme une étiquette fixe.

Peau mixte ou grasse : comment les distinguer ?

Observez les joues. Sur une peau grasse, le sébum est réparti sur tout le visage, joues comprises ; sur une peau mixte, il se concentre sur la zone T tandis que les joues restent normales, voire sèches. En pratique, sur une peau mixte, les soins matifiants doivent être appliqués uniquement là où c’est nécessaire, sinon ils assèchent les zones qui n’en avaient pas besoin.

J’ai la peau grasse mais elle tiraille : comment est-ce possible ?

C’est la situation la plus mal comprise de toutes, et cela signifie généralement que la peau est grasse mais déshydratée : elle produit un excès de sébum tout en retenant peu d’eau. C’est souvent le résultat de nettoyants trop agressifs. La solution n’est pas de se laver davantage, mais d’hydrater la peau.

Le cycle menstruel influe-t-il sur le type de peau ?

Pas sur le type, mais sur l’état. Au cours des premiers jours du cycle, le pH cutané augmente par rapport à ses valeurs habituelles, car la composition des sécrétions sudorales et sébacées varie périodiquement. Ces modifications sont transitoires : elles ne deviennent une caractéristique typologique que lorsqu’elles se stabilisent dans le temps.

Et vous, quel est votre type de peau ?

Reconnaître son type de peau est la première étape, mais les besoins évoluent avec le temps. Si vous voulez comprendre quels produits conviennent à votre situation actuelle, vous pouvez commencer par notre quiz sur le type de peau ou nous en parler directement.

Les sources de cet article

01   Rurangirwa A., Piérard-Franchimont C., Le T., Ghazi A., Piérard G.E., Corroborative evidence that "dry skin" is a misnomer, Bioengineering and the Skin, 3, 1987, pp. 35-42
02   Piérard G.E., What does "dry skin" mean?, International Journal of Dermatology, 26, 1987, pp. 167-168
03   Kligman A.M., Shelley W.B., An investigation of the biology of the human sebaceous gland, Journal of Investigative Dermatology, 30, 1958, pp. 99-125
04   Proserpio G., Variabilité cutanée : types de peau, dans Les bases de la cosmétologie, SEPEM, Milan, 1992, pp. 109-112
05   Fitzpatrick T.B., classification des phototypes cutanés

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